Dans un grand pot de terre cuite, râpez les pommes de terre. Ajoutez-y les oignons émincés (qui vous auront fait pleurer...), les oeufs entiers (sans la coquille, bien sûr!), le persil haché menu. Pour lier le tout, versez une bonne poignée de farine. N'oubliez pas le sel et le poivre. Puis, touillez, touillez...
Prenez la bonne vieille poêle noire de Grand'Maman, celle que l’on trouve encore dans les brocantes ! Mettez-la sur le feu vif, versez-y une bonne rasade d'huile. Quand celle-ci est bien chaude, déposez-y délicatement une bonne cuillerée de la préparation. A l'aide d'une spatule, aplatissez les petits tas et laissez cuire jusqu'à ce qu'ils soient croustillants et dorés des deux côtés... Hopla, c'est prêt !
Tout cela se travaille dans la bonne humeur, en fredonnant notre chanson préférée "La Fête de la Totsche".
Il vous faudra réunir:
- les plus belles pommes de terre de votre cultivateur,
- les gros oignons bien ronds et doux de votre potager
- un bouquet de persil parfumé de votre jardin,
- une bonne quantité de farine
- une généreuse poignée de sel,
- quelques tours de moulin à poivre.
Notre mémoire collective nous dit que la Totsche était une galette répandue dans les milieux pauvres de la campagne. Pour la confectionner, on a toujours utilisé des pommes de terre râpées : c'est le composant essentiel de la galette.
En y ajoutant farine, oeufs, sel, oignons et persil, on obtenait une galette originale et plus relevée : frite dans l'huile, rare et chère, elle devenait un régal pour les jours de fête.
L'origine du mot Totsche peut se trouver, par la déformation de l'usage, dans les verbes allemands dätschen ou tätscheln. Täscheln est un diminutif qui peut se traduire par tapoter. Le nom Tasch se traduit de plus par claque, baffe ou tape. L'évolution des onomatopées n'a pas fini d'enrichir notre langage !
Préparation des totsches pendant la fête 2009